jeudi 12 mars 2009



Aujourd'hui, nous avons rencontré Isabelle qui est une gestionnaire du SAMU social. Il s'agit d'une association qui vient en aide aux enfants de la rue. Ces derniers se retrouvent exclus de leur famille suite à toutes sortes de violences (physiques, verbales, sexuelles...).
Pour établir des contacts avec des enfants, les professionnels de l'association créent un lien affectif sans leur imposer quoique ce soit. Lors de ces rencontres, ils font connaisance et effectuent des soins si nécessaire. Cette manoeuvre est répétée régulièrement afin d'établir une relation de confiance. Ainsi, ils reviennent volontairement à l'association où ils seront hébergés, nourris, soignés. Ils y pratiqueront de multiples activités artistiques, sportives, ludiques...

Les FBI

Enfants de la rue mais pas perdus



Pendant ce voyage, nous avons remarqué un nombre important d'enfants qui pour la plupart sont heureux. Ils nous souriaient, faisaient des coucous. Mais derrière cette apparence, se cache une dureté de la rue. Dès leur plus jeune âge, certains sont confrontés à des violences sexuelles, physiques...
Aujourd'hui, nous avons rencontré une femme, Isabelle, qui s'occupe du SAMU social de Dakar. C'est une association qui s'occupe des enfants en danger. Elle permet aux enfants de la rue de bénéficier de soins et aussi d'avoir un lieu de refuge. L'émotion était très importante car cette femme au grand coeur nous a expliqué avec une simplicité et un grand sourire quel est le rôle de ce centre d'hébergement d'urgence.
Les enfants de la rue ne connaissent que la violence et, pour leur permettre d'entrer dans le groupe et d'être protégés, ils doivent subir un rite d'initiation (viol, drogue).
Parmi les enfants de la rue, certains sont des enfants Talibés ayant fuit les écoles coraniques dans lesquelles ils subissaient des violences. Ce type d'école est minoritaire au Sénégal.
Les pays occidentaux ont eu leur temps d'adaptation, c'est pourquoi, il faut laisser du temps aux pays en voie de développement et éviter toutes sortes de jugement.

Les RER

Méga-hyper-macro daara



L'école (= daara) Sainte Marie de Hann à dakar est beaucoup plus grande que notre lycée Jean Renoir de Bondy. Elle possède des citations sur les murs ainsi que des noms de personnages célèbres au-dessus des portes des salles de cours. Cette école accueille des élèves de la maternelle à la terminale, contrairement à la nôtre qui en accueille du collège au lycée. Ainsi cette école comporte 4500 élèves alors que la nôtre en contient presque 2000. Il y a un responsable qui peut avoir deux postes différents, il peut à la fois être prof d'histoire et CPE par exemple.
Les heures de cours sont différentes car dans l'école ils finissent à 15h30.
Cette école reçoit des élèves de tous horizons. La plupart parlent français et aussi woloff. Comme la nôtre, il s'agit d'une école laïque qui comporte toutes les origines.
Une représentation théatrale par des élèves nous a été proposée. Nous avons été félicités pour notre calme et notre attention. Comme quoi il faut aller loin de Jean Renoir pour montrer aux VIP notre capacité d'écoute.

Les NFS

L'île aux coquillages



C'est une petite île créée sur un amoncellement de coquillages. Même les murs des maisons sont constitués d'un mélange de ciment et de coquillages. Nous avons visité une grande église qui se trouve au centre de l'île, cela nous a vraiment surpris car les sculptures sur les portes et les murs sont belles. Chrétiens et musulmans participent ensemble à la construction des églises et des mosquées et partagent le même cimetière. Nous sommes impressionnés par cette tolérance et cette acceptation de l'autre caractéristiques de la population sénégalaise.

Les MSN

Power of the Word, pouvoir de la parole...


Durant notre séjour, nous avons remarqué que les mots et la parole avaient une grande importance. Tous les jours, à tout moment, les mots tissés, répétés, entendus ont marqué cette semaine sénégalaise. Pourquoi ? Parce que les mots touchent, blessent, unissent, réconfortent, bercent, endorment, persuadent, impressionnent, font rire ou pleurer, tuent, construisent comme détruisent, enseignent et les mots nous guident ! Voici quelques exemples de phrases qui nous ont marqués :

- Les marchands: " juste pour le plaisir des yeux ! Moins cher que gratuit ! Tu me vexes ..."
- Une élève : " Wech cousin... Raii... j'ai l' seum !"
- Le chauffeur Mika : " Tête baisse... Baisse tête. Voilà !"
- Les enfants dans la rue : " Donne moi cadeau !"
- Les gens : " Salam Malekoum !Malekoum salam ! "
- Un autre élève : " Arrête de faire crari, wech !... T'as vu ?"
-Pépé : " Walaii, il fait chaud, ça va chauffer !"

Aujourd' hui, nous avons assisté à une pièce de théâtre dans un lycée privé ( Le Lycée Sainte-Marie de Hann) , la parole des élèves nous a impressionnés et nous avons retenu une phrase :

" Ma parole est de bleu, de lumière, de silence et de symphonie" Pape FAYE.

Les NCIS et agent Gibbs , english teacher.

mercredi 11 mars 2009

4ème étape de notre paris-Dakar : Le retour à Dakar






Le groove des mangroves



Sous le soleil de l'Afrique,

On parle au rythme de la musique

Na nga defMa ngui fi rek

Au son chaud des tam-tam

s'éveillent nos corps et nos âmes

Na nga defMa ngui fi rek

Pendant que nos pieds dansent

Nos esprits entrent en transe

Na nga defMa ngui fi rek

Et quand une de nous se déhanche

Dans la brousse la joie se déclenche

Na nga defMa ngui fi rek

c'est bon de voir danser Fatoumata,

Jordan, Olivier, Emmanuelle et Gatta

Les NCIS. En sueur et en choeur.